Guide indépendant sur le transport de marchandises et de colis. Il n’est ni transporteur, ni société de logistique, ni représentant en douane, ne vend rien et n’a aucun lien avec les anciens sites de ce domaine.
Sécurité
Sécurité : marchandises dangereuses et chargement sans risque
Certains objets du quotidien deviennent un risque en voyage : une batterie peut prendre feu, une bombe aérosol éclater sous l’effet d’un changement de pression, un solvant couler sur les colis voisins. Et un colis lourd est dangereux dès le chargement. Mieux vaut y penser avant de fermer le carton.
Une marchandise dangereuse dissimulée met en danger non seulement le transporteur, mais aussi tous ceux qui se trouvent près d’elle en route.
— Le mot de la rédaction
Le transport aérien des marchandises dangereuses est régi par les Instructions techniques de l’OACI et par la réglementation de l’IATA sur les marchandises dangereuses (DGR) qui en découle. Les listes détaillées et les conditions varient selon les transporteurs : nous décrivons donc les principes généraux, et la réponse définitive revient toujours à celui qui transportera la marchandise.
Ce qu’il faut savoir
Six sujets qui sont le plus souvent à l’origine d’un refus de prise en charge ou d’un incident en route.
Batteries
Les batteries au lithium sont des marchandises dangereuses. Même intégrée à un appareil, une batterie peut exiger un emballage, un marquage et une déclaration de l’expéditeur spécifiques, et les restrictions sont particulièrement strictes en transport aérien.
Les bombes de peinture, de cosmétiques ou de produits ménagers sont sous pression et contiennent des substances inflammables. Les variations de température et de pression peuvent les endommager : tous les transporteurs ne les acceptent pas, et pas toujours.
Solvants, vernis, carburants, certaines colles et parfums sont des marchandises dangereuses. Même une petite fuite peut abîmer les colis voisins et créer un risque d’incendie.
Chaque transporteur et chaque pays dispose d’une liste d’objets qu’on ne peut pas envoyer du tout, ou pas sans autorisation. Consultez-la à l’avance, surtout pour un envoi international.
Indiquez le poids sur le carton et prévenez le transporteur si un colis ne peut pas être soulevé à la main. Un colis lourd doit être placé en bas et arrimé pour ne pas glisser au freinage.
Soulevez avec les jambes, pas avec le dos, portez les charges lourdes à deux ou utilisez un diable. Ne restez pas sous une charge levée et ne montez pas dans la caisse du véhicule pendant un chargement mécanisé.
Commencez par les règles du transporteur choisi : elles comportent généralement des listes d’objets interdits et soumis à restrictions, ainsi que les conditions auxquelles ces derniers sont malgré tout acceptés. Si l’objet n’y figure pas explicitement, décrivez-le au transporteur et demandez une réponse avant de remettre la marchandise.
Pour le transport aérien, la référence est constituée des Instructions techniques de l’OACI et de la réglementation de l’IATA sur les marchandises dangereuses : les transporteurs s’y appuient pour décider ce qui peut être embarqué et dans quel emballage. Pour les envois internationaux, les exigences du pays de destination s’appliquent en outre.
En cas de doute, mieux vaut choisir un autre mode de transport ou envoyer l’objet litigieux séparément que de risquer un refus au dépôt, le retour de tout l’envoi ou un incident en route.
Réponses aux questions fréquentes sur le guide, l’envoi et la réception d’une marchandise, douane comprise.
Sources
OACI — Instructions techniques pour la sécurité du transport aérien des marchandises dangereuses
IATA — Dangerous Goods Regulations
Les informations s’appuient sur les textes en vigueur à la date de publication. Les règles internationales, les conditions des transporteurs et les exigences douanières évoluent régulièrement : avant un envoi, vérifiez les textes à jour et les conditions de celui qui transportera votre marchandise.